Journées du Patrimoine 2014

En complément de la traditionnelle visite du temple, les curieux pourront découvrir cette année l’histoire et la pensée protestantes à travers une de ses principales figures, Martin Luther. Au programme : conférence, discussions et film – de quoi satisfaire tous les appétits. Un culte aura également lieu dimanche matin.

La visite du temple est libre de 14h à 18h le samedi et le dimanche. Des paroissiens assureront l’accueil et pourront vous fournir des informations sur l’histoire du temple et sur le protestantisme.

Vous trouverez les lieux et les horaires dans notre rubrique Agenda.

Au plaisir de vous rencontrer !

Culte café croissants du 2 février 2014

Après la précédente édition de juin dernier, ce nouveau culte café croissants a été l’occasion pour nous de monter en compétence afin de devenir capables de les organiser nous-mêmes de A à Z. Nous l’avons donc pris en charge à 100% sous l’amicale supervision d’Eric PERRIER, pasteur missionnaire à Chaumont, et avec le soutien de Marie-Laure GUTTINGER, notre pasteur partenaire.

Nous étions donc environ 25 personnes rassemblées ce matin pour partager autour du thème de la rencontre et de la foi, et pour écouter le témoignage de Philippe BAILLY. Une petite dizaine de jeunes de tous âges avaient fait le déplacement, renonçant à la grasse matinée dominicale pour se retrouver avec nous, ce qui nous a grandement réjoui !

L’enthousiasme des retours des participants prouve que la formule des cultes café croissants correspond bien aux nouvelles attentes spirituelles, et en particulier le besoin de plus de convivialité, d’interactivité et de partage que dans le culte traditionnel. Cet enthousiasme montre aussi que notre objectif de montée en compétence a été parfaitement atteint.

Selon l’usage des cultes café croissants, les participants étaient cordialement invités à rester après le culte pour partager le repas de midi et prolonger ainsi ce temps de convivialité, ce qui fut bien agréable.

Ce second succès nous conforte donc dans notre démarche et nous ne manquerons pas de renouveler ce type de cultes sur une base plus ou moins régulière, qui dépendra surtout de notre charge de travail et des autres projets que nous mènerons en parallèle. Car nous avons d’ores et déjà d’autres projets dans nos cartons : une conférence et d’autres animations sur Luther fin septembre et une exposition sur l’histoire du protestantisme à Sedan en octobre.

Dans le même esprit que les cultes café croissants, nous réfléchissons également à la possibilité de mettre en place des groupes de maison, qui permettraient de donner une autre dimension à notre vie de foi, plus concrète, plus vivante et plus conviviale. Nous ne manquerons pas de vous en reparler.

Si vous êtes intéressés, nous vous invitons à nous laisser votre adresse électronique afin que nous puissions vous tenir informés des évolutions à venir et vous inviter à ces nouvelles manifestations.

Compte-rendu de la journée de formation à la prière

Ce samedi 11 janvier, les pasteurs Eric Perrier et Marie-Laure Guttinger étaient présents à Sedan pour animer une journée de formation à la prière. L’objectif était de nous familiariser avec la prière à voix haute et en groupe.

La matinée a été consacrée à des échanges sur le thème de la prière en général, ce qu’elle est, ce qu’elle n’est pas et les difficultés rencontrées dans sa pratique. Ce temps a permis de découvrir les idées et perceptions de chacun et fut très enrichissant.

L’après-midi, nous avons parlé des spécificités liées à l’enseignement de la prière aux enfants et nous sommes passés aux travaux pratiques.

Malgré le poids de la légendaire pudeur réformée, il nous a été assez facile de nous lancer et nous en sommes ressortis le cœur léger et serein, portés et transformés par la beauté et la profondeur de l’expérience.

Le grand enseignement de cette journée a été que cette riche et agréable pratique est à la portée de tous : il suffit d’oser faire un premier pas, un tout petit pas.

Cette première expérience nous a donné envie de la partager avec d’autres personnes et d’intégrer pour celles et ceux qui le souhaitent cette pratique à la vie spirituelle de notre paroisse.

Si vous avez des questions ou si vous êtes intéressés par la découverte de cette approche, vous pouvez contacter Laurence Auchter (03 24 27 63 30) ou Vincent Defert (06 21 68 30 65).

Prédication du 14/07/2013 : Réflexions sur la devise républicaine

Exceptionnellement, la prédication de ce jour ne sera pas liée directement à un texte biblique. Il m’a semblé intéressant d’examiner les liens entre le protestantisme, la République et sa devise ainsi que la laïcité.

Et tout d’abord un peu d’histoire avec trois acteurs et témoins. Les deux premiers sont pasteurs, père et fils. Après ses études en théologie à Lausanne, Paul Rabaut-Saint-Etienne revint dans sa région de Nîmes où il fut pasteur durant plus d’un demi-siècle. Il anima les assemblées du désert. Il correspondit avec les prisonnières de la tour de Constance, dont Marie Durand. Il devint un pasteur renommé. Pourchassé mais jamais pris. Il envoya aussi son fils Jean-Paul étudier à Lausanne. Il revint pasteur à Nîmes pour aider son père. Tous deux rédigèrent des mémoires pour améliorer la situation des protestants. Lorsque les persécutions se calmèrent grâce à l’évolution des esprits (voir Voltaire et l’affaire Calas), ils prirent contact avec des esprits éclairés comme La Fayette et Malesherbes.

Le combat fut long et le résultat mince. En 1787, les protestants obtinrent seulement de Louis XVI la reconnaissance de l’état-civil. Mais, enfin, ils existaient légalement. En 1789, Jean-Paul, qui était également franc-maçon, fut élu député du tiers-état à Nîmes. Il devint président de l’Assemblée, participa activement aux travaux pour l’établissement d’une Constitution. Son discours du 28 août 1789 est célèbre. Il se termine par: « Ce n’est même pas la tolérance que je réclame, c’est la liberté ». Cette liberté de conscience sera accordée quelques semaines plus tard et la liberté de culte en 1791. Élu représentant de l’Aube à la Convention, Rabaut fut arrêté avec les Girondins et exécuté en 1793. Son père, arrêté également, mourut en prison en 1794.

Une autre figure qui montre le rôle des protestants dans la République est moins connue actuellement. Ferdinand Buisson fait partie de ce que l’on appelle le protestantisme libéral et était également franc-maçon comme Rabaut. Fonctionnaire et pédagogue, il devint directeur de l’enseignement primaire. Proche de Jules Simon et de Ferry, il devint député radical de la Seine. Président de l’Association nationale des libres-penseurs, il est le créateur du concept de laïcité. En 1905, il présida la commission de séparation de l’Église et de l’État. Fondateur et président de la Ligue des droits de l’homme, il reçut en 1927 le prix Nobel de la Paix pour son action de rapprochement avec l’Allemagne. Ces figures ne sont qu’un petit exemple de l’action de nombreux protestants pour la République.

Venons-en maintenant à la devise républicaine : liberté, égalité, fraternité. Je ne sais si ce sont des coreligionnaires qui l’ont trouvée mais, en tout cas, elle nous convient fort bien.

« La liberté est le caractère distinctif de la foi chrétienne:liberté vis-à-vis du péché et de la culpabilité, liberté aussi de profiter et de jouir de tout ce que Dieu nous donne » (Segond 21-Vie nouvelle). Paul nous dit dans la première épître aux Corinthien (6,12) : «  tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais je ne me laisserai dominer par quoi que ce soit. » Et il s’empresse d’ajouter au verset 19 : « votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous et que vous avez reçu de Dieu. Vous ne vous appartenez pas à vous-mêmes car vous avez été rachetés à grand prix. » D’ailleurs, dans la deuxième épître aux Corinthiens, chapitre3, v.17, il enfonce le clou : « le Seigneur, c’est l’Esprit, et là où et l’Esprit du Seigneur, c’est la liberté. » Au début du cinquième chapitre de la lettre aux Galates, il est tout aussi clair : « C’est pour la liberté que Christ nous affranchis. Tenez donc ferme dans cette liberté et ne vous placez pas de nouveau sous la contrainte d’un esclavage. » Esclavage étant ici pris dans le sens financier, sexuel, addictif ou autre.

Pour l’égalité, ouvrons à nouveau le Livre et restons-en à Paul. A 1 Corinthiens, 3, 6-8, « J’ai planté, Apollos a arrosé, mais c’est Dieu qui a fait grandir. Ainsi, ce n’est pas celui qui plante ou celui qui arrose qui compte, mais Dieu, qui donne la croissance. Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux et chacun recevra sa propre récompense en fonction de son propre travail. » Nouvelle précision aux versets 21 et 22 : « que personne ne mette sa fierté dans des hommes, car tout vous appartient, que ce soit Paul, Apollos, Céphas, le monde, la vie, la mort, le présent ou l’avenir. Tout est à vous, et vous êtes à Christ, et Christ est à Dieu. »

Et on en arrive à la fraternité avec les versets 12 à 15 du chapitre huit de la seconde lettre aux Corinthiens : « Quand la bonne volonté existe, on est bien accueilli en fonction de ce que l’on a, et non de ce que l’on n’a pas. En effet, il ne s’agit pas de vous exposer à la détresse pour en soulager d’autres, mais de suivre un principe d’égalité : dans les circonstances actuelles votre abondance pourvoira à leurs besoins, afin que leur abondance pourvoit aussi à vos besoins. C’est ainsi qu’il y aura égalité, conformément à ce qui est écrit : celui qui avait ramassé beaucoup n’avait rien de trop et celui qui avait ramassé peu ne manquait de rien. »

Nous en arrivons à la fraternité. En fait, nous y sommes déjà. Avec la première épître de Jean (3, 16-17) : « voici comment nous avons connu l’amour : Christ a donné sa vie pour nous ; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères et sœurs. Si quelqu’un qui possède les biens de ce monde voit son frère dans le besoin et lui ferme son cœur, comment l’amour de Dieu peut-il demeurer en lui ? » La fraternité, pour nous chrétiens, c’est l’amour du prochain. Tout le 13ème chapitre de la première lettre aux Corinthiens est un véritable hymne à l’amour. Paul dit qu’il a beau avoir telle ou telle qualité, sans l’amour, il n’est rien. Et son lyrisme s’envole : « L’amour est patient, il est plein de bonté ; l’amour n’est pas envieux, ; l’amour ne vante pas, il ne s’enfle pas d’orgueil, il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche pas son intérêt, il ne s’irrite pas, il ne soupçonne pas le mal, il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité, il pardonne tout, il croit tout, il supporte tout. L’amour ne meurt jamais. »

Les versets qui rassemblent le mieux les volets de la devise républicaine sont ceux de l’épître aux Galates (chap. 5, v. 13 et 14) : « Frères et sœurs, c’est à la liberté que vous avez été appelés. Seulement, ne faites pas de cette liberté un prétexte pour suivre les désirs de votre nature profonde. Au contraire, soyez par amour les serviteurs les uns des autres, en effet, toute la loi est accomplie dans cette seule parole:tu aimeras ton prochain comme toi-même. »

Et voilà beaucoup de citations bibliques ! Chacune aurait pu faire l’objet d’un prêche. Et j’aurais pu en rajouter bien d’autres. Le but recherché était simplement de vous montrer combien, quoique persécutés, les protestants français ont participé à la construction de la société civile et combien le socle de cette société leur est proche. Et quand vous verrez au fronton d’une mairie ou d’un édifice public « Liberté, égalité, fraternité », que votre regard devienne une prière. Amen.

Jo Mottet

Le projet de vie a deux ans

2011 ou la renaissance. Sans pasteur, Sedan dressait le bilan. Et décidait d’établir un projet de vie. Le président de la région Est, Pierre Laurent, nous envoyait en guide Christian Tanon. Son aide fut précieuse. Et Gérald Machabert était toujours prêt à venir en soutien. Le travail à accomplir était énorme et il le reste. Mais nous étions soutenus par nos trois leviers pastoraux qui en devinrent quatre à l’arrivée de Marie-Laure Guttinger en 2012. En moins de deux ans, que s’est-il passé ? Beaucoup de choses sur divers plans.

La salle de réunion de la rue de Metz a été libérée de la maquette historique qui l’encombrait ; elle a été rénovée par des bonnes volontés et pourra accueillir les cultes hivernaux. Le toit du temple a été entièrement refait. Finies les chues de particules de plâtre sur les bancs. Cela, c’est pour le matériel. Mais le reste est bien plus important.

J’ai connu des cultes à quatre ou à six. Maintenant la présence minimale est de douze. Elle est plus élevée aux fêtes naturellement. Avec le soutien des pasteurs missionnaires, nous avons lancé le culte café-croissants. Eric Perrier a présidé un culte réunissant plus de trente personnes. Les études bibliques œcuméniques ont repris. Sedan dispose maintenant de cinq prédicateurs laïcs. Le début d’un parcours alpha sera mis à l’étude.

Le but de ces lignes n’est pas de servir de glorification à l’action du Conseil presbytéral de Sedan mais de montrer combien les aides reçues nous ont été précieuses. Grâce en soit rendue au Seigneur !

Jo Mottet

Culte café croissants du 09/06/2013

Notre premier culte café croissants a eu lieu le dimanche 9 juin et on peut dire qu’il a été un succès. Nous étions 34 en tout, dont une bonne douzaine de personnes soit extérieures à l’Église, soit habituellement non présentes aux cultes traditionnels.

Ces personnes ont bien apprécié cette nouvelle forme de culte, ce qui montre bien qu’elle répond vraiment à certains besoins spirituels et que le mode de relation utilisé, la convivialité, est pertinent.

La plupart des personnes sont restées après le culte pour partager le déjeuner, ce qui a permis de prolonger les échanges et de faire plus ample connaissance.

Voici quelques photos de cet événement :

Protestants en fête 2013

Certains d’entre nous ont déjà réservé leur séjour à Protestants en fête 2013 et d’autres ont sans doute prévu de le faire. Si vous êtes intéressés par le fait d’y aller ensemble, on peut organiser du covoiturage ou prendre un billet de groupe pour y aller en train, ce qui éviterait les éternels problèmes de stationnement.

Si intérêt, merci de nous indiquer par mail le nombre de places disponibles dans votre voiture, ou à défaut le nombre de places souhaitées ainsi que le mode de transport (covoiturage ou train). N’oubliez pas que quel que soit le mode de transport, une participation aux frais sera demandée.

Pour rappel, cette manifestation aura lieu les 27, 28 et 29 septembre 2013 à Paris Bercy. Sites web utiles :

Merci de nous faire part de vos souhaits pour fin juin au plus tard afin que nous ayons le temps de nous organiser. Ne perdez pas non plus de vue qu’il est bon de s’y prendre à l’avance pour réserver l’hébergement.

Nous nous réjouissons d’avance de ce temps passé ensemble et espérons y être nombreux.

Nouveau : un culte café croissants à Sedan

Une nouveauté à Sedan : un culte café croissants aura lieu le 9 juin 2013 à 10h30 dans notre salle située rue de Metz, près du temple.

Le culte café croissant est basé sur la convivialité, l’échange et le témoignage. Il s’adresse plutôt à des personnes qui ne sont jamais venues à un culte ou n’ont pas l’habitude d’y aller et qui sont en recherche. Il a pour but d’aider ces personnes à mieux cerner ce que la foi signifie dans la vie concrète des chrétiens. Il peut aussi permettre à des personnes qui se sont distancées de l’Eglise de faire le point.

Alors réservez d’ores et déjà cette date dans vos agendas et n’hésitez pas à en parler autour de vous, nous comptons sur votre présence !

Le commandement du bonheur

Nous vivons une époque bien étrange : nous n’avons jamais connu un tel confort et une telle opulence et pourtant, notre mal-être n’a jamais été aussi grand. Mais peut-être est-ce parce que nous cherchons notre bonheur là où il n’est pas…

En effet, la société de consommation nous promet le bonheur par la possession, mais si nous suivons cette voie, force est de constater que nous n’avons jamais assez et que ce que nous avons ne nous satisfait qu’un temps.

La consommation est la drogue par excellence des temps modernes : il nous faut notre dose quotidienne et, comme pour une drogue chimique, ses effets sont de courte durée et le manque et l’accoutumance nous rongent bien vite.

Le bonheur est donc ailleurs, mais où ? L’Évangile nous fournit une réponse sous la forme du plus grand des commandements : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ton intelligence. » (Mt 22.37)

Mais, me direz-vous, comment un commandement peut-il rendre heureux ? Et peut-on commander d’aimer ? On notera cependant que c’est le futur qui est utilisé ici et non l’impératif. Ce n’est donc pas un ordre qui nous est donné, mais un chemin de vie qui nous est proposé.

Suivre ce chemin n’est pas bien compliqué : quand vous aimez quelqu’un, vous pensez souvent à lui, vous avez des contacts réguliers, vous vous confiez à lui, vous lui donnez le meilleur de vous-même. C’est exactement pareil avec Dieu.

Pour commencer, le fait de penser à lui aussi souvent que possible est très important, car ça permet de se décentrer de soi-même. Ainsi, considérer les événements de la journée même les plus banals comme des dons de Dieu les rend extraordinaires et nous permet de nous en émerveiller comme si c’était la première fois. Ça change la vie !

Cependant, la vie nous apporte toujours son lot de malheurs auxquels nous devons bien faire face, mais là encore, il faut savoir se tourner vers Dieu pour lui demander conseil et assistance, et rester attentif aux signes et coups de pouce qu’il nous donne.

En effet, Dieu n’est pas un bon génie qui exaucerait instantanément nos vœux. Le Créateur de l’univers agit en créateur, comme les artistes, par petites touches, par raffinements successifs, dans la durée. Aussi, si nous pensons toujours à lui, nous saurons discerner ce qu’il fait pour nous.

Au chapitre des contacts réguliers, je dirais que le fait de nous tourner vers lui tout au long de la journée est une forme de prière permanente, donc de contact avec Dieu, mais il en est un autre tout aussi important, la lecture et la méditation de la Bible, car par sa Parole, Dieu nous vivifie, nous ressource, nous régénère.

Enfin, le fait de lui donner le meilleur de nous-même est le secret d’une vie épanouie. Dieu est partout, il est donc facile de lui donner le meilleur de nous-même : nous pouvons le faire dans notre vie familiale, professionnelle, associative ou dans notre vie d’église.

Et il n’y a pas d’effort particulier à fournir, il suffit juste de laisser nos qualités personnelles s’exprimer. Ce n’est donc pas un fardeau de plus à porter, bien au contraire, il s’agit seulement d’être pleinement nous-même !

En résumé, on peut donc dire que la clé du bonheur, c’est de mettre Dieu au centre de notre vie.

Si Dieu existait

« Si Dieu existait, il ne permettrait pas ça » entend-on parfois au sujet de divers fléaux – la pauvreté, la faim dans le monde, la maladie, etc.

Or, si l’on en croit les tout premiers versets de la Genèse, le mal a toujours existé mais Dieu, en créant la lumière puis tout le reste, vit à chaque fois que « cela était bon » – c’est à dire qu’il commençait son combat contre le mal, combat qui, selon le Nouveau Testament, s’achèvera à la fin des temps par l’éradication définitive du mal.

Le Nouveau Testament nous promet aussi l’avènement du Royaume de Dieu. Or, en toute logique, le Royaume de Dieu est déjà là, car même si le mal est toujours de ce monde, Dieu le tient déjà en échec, sans quoi le monde aurait depuis longtemps été livré au chaos et nous ne serions plus là pour en parler.

En effet, Dieu se bat tous les jours contre le mal pour que nous puissions vivre, mais dans ce combat, c’est lui le général et nous ses troupes ! Ainsi, si le mal nous semble de plus en plus présent et de plus en plus insupportable, c’est peut-être parce que de plus en plus de gens se détournent de Dieu et négligent sa Parole.

Peut-être en était-il déjà ainsi au temps de Jésus pour qu’après sa résurrection, celui-ci envoie les apôtres en mission afin de répandre la Parole (Mt 28.18-20) – « Allez donc : de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit. »

Ces prescriptions, qui peuvent se résumer à l’amour de Dieu et de son prochain (Mt 22.37-39), constituent en effet l’arme ultime contre le mal et plus il se trouvera de mains pour la manier, plus le mal sera affaibli.

La lutte contre le mal est donc de notre responsabilité à tous : portons la Parole partout où nous le pouvons, chacun selon ses possibilités, et le monde n’en sera que meilleur.