Le commandement du bonheur

Nous vivons une époque bien étrange : nous n’avons jamais connu un tel confort et une telle opulence et pourtant, notre mal-être n’a jamais été aussi grand. Mais peut-être est-ce parce que nous cherchons notre bonheur là où il n’est pas…

En effet, la société de consommation nous promet le bonheur par la possession, mais si nous suivons cette voie, force est de constater que nous n’avons jamais assez et que ce que nous avons ne nous satisfait qu’un temps.

La consommation est la drogue par excellence des temps modernes : il nous faut notre dose quotidienne et, comme pour une drogue chimique, ses effets sont de courte durée et le manque et l’accoutumance nous rongent bien vite.

Le bonheur est donc ailleurs, mais où ? L’Évangile nous fournit une réponse sous la forme du plus grand des commandements : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ton intelligence. » (Mt 22.37)

Mais, me direz-vous, comment un commandement peut-il rendre heureux ? Et peut-on commander d’aimer ? On notera cependant que c’est le futur qui est utilisé ici et non l’impératif. Ce n’est donc pas un ordre qui nous est donné, mais un chemin de vie qui nous est proposé.

Suivre ce chemin n’est pas bien compliqué : quand vous aimez quelqu’un, vous pensez souvent à lui, vous avez des contacts réguliers, vous vous confiez à lui, vous lui donnez le meilleur de vous-même. C’est exactement pareil avec Dieu.

Pour commencer, le fait de penser à lui aussi souvent que possible est très important, car ça permet de se décentrer de soi-même. Ainsi, considérer les événements de la journée même les plus banals comme des dons de Dieu les rend extraordinaires et nous permet de nous en émerveiller comme si c’était la première fois. Ça change la vie !

Cependant, la vie nous apporte toujours son lot de malheurs auxquels nous devons bien faire face, mais là encore, il faut savoir se tourner vers Dieu pour lui demander conseil et assistance, et rester attentif aux signes et coups de pouce qu’il nous donne.

En effet, Dieu n’est pas un bon génie qui exaucerait instantanément nos vœux. Le Créateur de l’univers agit en créateur, comme les artistes, par petites touches, par raffinements successifs, dans la durée. Aussi, si nous pensons toujours à lui, nous saurons discerner ce qu’il fait pour nous.

Au chapitre des contacts réguliers, je dirais que le fait de nous tourner vers lui tout au long de la journée est une forme de prière permanente, donc de contact avec Dieu, mais il en est un autre tout aussi important, la lecture et la méditation de la Bible, car par sa Parole, Dieu nous vivifie, nous ressource, nous régénère.

Enfin, le fait de lui donner le meilleur de nous-même est le secret d’une vie épanouie. Dieu est partout, il est donc facile de lui donner le meilleur de nous-même : nous pouvons le faire dans notre vie familiale, professionnelle, associative ou dans notre vie d’église.

Et il n’y a pas d’effort particulier à fournir, il suffit juste de laisser nos qualités personnelles s’exprimer. Ce n’est donc pas un fardeau de plus à porter, bien au contraire, il s’agit seulement d’être pleinement nous-même !

En résumé, on peut donc dire que la clé du bonheur, c’est de mettre Dieu au centre de notre vie.

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