Exposition Martin LUTHER les 16 et 17 Septembre

exposition Luther

Conférences les 16 et 17 Septembre au Temple de Sedan

conference 16-09

Message du pasteur Laurent Schlumberger, président du Conseil national de l’Eglise protestante unie de France

Paris, le 14 novembre 2015 – 10h00

Les mots manquent, devant l’horreur et l’absurde de ce massacre en Ile-de-France.
L’horreur de ces dizaines et dizaines de morts et de blessés, sauvagement atteints.
L’horreur de ces vies détruites ou amputées, de ces familles décimées.
L’absurde d’un massacre qui tue à l’aveugle. L’absurde d’une idéologie terroriste qui évoque un dieu assoiffé de sang.

Les victimes, touchées au hasard des fusillades et des explosions, étaient présentes dans des lieux qui, eux, avaient été à l’évidence soigneusement ciblés : stade de foot, salle de spectacle, terrasses de cafés et de restaurants. Ce sont des lieux de détente ou de culture, où il fait bon se retrouver, en toute liberté, entre amis et au milieu de tous. Ce sont ces lieux de rencontre et de convivialité qui étaient visés. C’est cela aussi qu’il faut maintenir et protéger.

Dans l’effroi et l’accablement, que faire ?

Nous pouvons prier. Porter devant Dieu les victimes, et toutes celles et ceux qui en prennent soin. Porter les hommes et les femmes des services publics qui sont mobilisés, et les responsables de notre pays. Mais aussi prier pour que la violence recule chez ceux qui sont aveuglés par des fantasmes de pureté radicale.

Nous pouvons offrir notre écoute et notre parole. Dans nos relations, notre temps, nos réunions, nos lieux de culte, faire place à la parole et au silence échangés. Accueillir et partager les mots, les soupirs, les sanglots, les pourquoi, les colères.

Nous pouvons aussi cultiver la solidarité et la fraternité,
si fragiles, si précieuses, qui nous sont confiées.

Nous remettons le temps présent et toute chose au Dieu vivant qui, en Jésus-Christ,
nous rejoint et nous accompagne dans nos détresses et dans nos espoirs.

Laurent Schlumberger, pasteur

Liberté, contraintes et Écritures

Demandez à une personne quelconque sa définition de la liberté et elle vous dira quelque chose comme « C’est quand on peut faire ce qu’on veut. » Vraiment ? Et que faites-vous quand vous pouvez faire ce que vous voulez ? Je vous entend déjà répondre « Oh ! Tout un tas de choses ! » Mais si je vous demande de les énumérer, vous n’arriverez vraisemblablement pas à en citer plus de 2 ou 3. Un « tas » bien modeste, donc.

Songez maintenant aux plus grands artistes de tous les temps, qu’ils soient musiciens, peintres, sculpteurs, peu importe. Étaient-ils libres ? Pas vraiment d’après votre définition, puisqu’ils dépendaient pour leur survie et l’exercice de leur art de mécènes politiques ou religieux.

Comment donc pouvons nous-les considérer comme de grands artistes quand les thèmes de leur production leur étaient imposés, voire même jusqu’à certains détails d’exécution ? Et pourquoi leur production artistique a t-elle été si riche alors qu’ils n’étaient pas libres ?

Peut-être parce que ce que nous considérons comme des contraintes sont en réalité des mécanismes qui nous poussent vers notre véritable liberté : accueillir notre sensibilité propre pour décider de la manière dont nous l’utilisons pour participer à l’œuvre permanente de la Création.

Une contrainte est en effet une chose que nous ne pouvons changer. Dès lors, pourquoi nous en soucier ? Nous devenons ainsi pleinement disponibles pour consacrer toutes nos ressources personnelles à des œuvres auxquelles nous avons la capacité de contribuer. Dans l’univers de nos possibles, nous sommes entièrement libres, le monde devient jaillissement d’opportunités.

C’est ainsi que ces grands artistes sont passés à la postérité : c’est leur liberté qui nous est parvenue, c’est à dire le regard particulier, la sensibilité particulière qui leur a permis de faire de leurs contraintes des opportunités d’accomplissement personnel et artistique.

Or, chacun de nous naît avec la même liberté et elle est inaliénable. Même dans les camps de concentration, les déportés étaient libres de choisir sur quoi ils portaient leur regard, comme en témoigne Viktor Frankl, neurologue et psychiatre autrichien rescapé d’Auschwitz.

Pourquoi parler de tout ceci en relation avec les Écritures ?

Simplement parce que nous ne pouvons pas les changer, hormis sur des points mineurs (choix des manuscrits, choix de traduction). Si nous ne pouvons pas les changer, ce sont donc des contraintes.

Plutôt que d’y chercher des réponses toutes faites, universelles et éternelles, nous pouvons donc les utiliser comme aiguillons de notre réflexion et de notre créativité en exerçant notre liberté.

Si les Écritures sont des contraintes, nous sommes totalement libres de choisir le regard que nous portons sur elles. Nous pouvons parfaitement nous opposer à ce que nous lisons, y adhérer, ou y être indifférent, et notre regard peut évoluer dans le temps et au travers de nos échanges.

C’est cette liberté de regard qui permet la croissance spirituelle. La soumission aveugle aux Écritures nous enferme dans les affres et tourments de la superstition. La liberté nous permet de cheminer dans la foi – dès lors que nous définissons celle-ci comme la façon dont nous pensons notre monde et notre manière de nous y inscrire.

La voie de la faiblesse

Notre société occidentale donne une grande importance au pouvoir, conçu comme instrument de domination et de contrôle. Dans la bible et dans les liturgies, il est beaucoup question d’un Dieu Tout-Puissant exerçant ce type de pouvoir sur son peuple.

Mais ce n’est pas le seul : Jésus nous donne à voir un autre visage de Dieu. Jésus nous enseigne que le pouvoir le plus puissant ne réside pas dans le contrôle, mais dans la faiblesse. En coaching, on parle de « posture basse ».

Les évangiles témoignent de la puissance de Jésus, de son leadership, de l’ascendant qu’il pouvait avoir sur ses contemporains. Si on ajoute ces qualités personnelles hors du commun à la dimension révolutionnaire de son enseignement, on comprend pourquoi il était considéré comme une menace par les autorités religieuses de son époque.

Pourtant, Jésus a fui à plusieurs reprises pour échapper à la vengeance des notables. « Mon heure n’est pas encore venue » disait-il. Et quand son heure est venue, il s’est laissé arrêter, condamner, torturer et exécuter. Incompréhensible faiblesse !

Mais 2000 ans après, que reste t-il de ses bourreaux ? A peine quelques lignes dans un épais livre. Jésus, lui, inspire encore aujourd’hui des centaines de millions de personnes à travers le monde. Il est vivant à travers elles.

Jésus n’est pas le seul à avoir emprunté la voie de la faiblesse : Gandhi, Nelson Mandela et d’autres l’ont fait aussi. Avant que nous en fassions de grands hommes, ils étaient petits et fragiles face à des pouvoirs écrasants, mais au bout du compte, leur faiblesse a vaincu la force qui les oppressait.

Jésus nous dit qu’il n’y a pas de personnes sans importance, « tous nos cheveux sont comptés ». Il dit aussi à propos des enfants, faibles et insignifiants, « le Royaume des Cieux est pour ceux qui sont comme eux ». Quelle que soit notre faiblesse, nous avons tous notre place dans le monde et notre rôle à jouer pour le faire évoluer, même modestement.

Ainsi, le Dieu de Jésus-Christ nous a créés à son image et s’abaisse afin que nous puissions à notre tour grandir et révéler la part divine qu’il a placé en nous. Nous le savons tous, grandir est difficile, il y a des moments où nous avançons et d’autres où nous préférerions ne pas changer. Grandir est un cheminement personnel, c’est l’œuvre de toute une vie. Or, le Christ est justement le chemin, la vérité et la vie.

Création, croissance, don et paraboles

A travers cette petite méditation sur Marc 4.26-34, je vous propose de prendre des libertés avec l’écriture, de sortir des sentiers battus, des interprétations classiques et raisonnables pour nous laisser aller à rêver, c’est à dire à laisser parler la part de divin qui est en nous plutôt que notre rationalité somme toute assez limitée.

Dans la parabole de la semence, il nous est par exemple possible de nous imaginer nous-mêmes semés dans le monde, nous y germons, devenons plantule, puis atteignons notre plein développement et portons du fruit, puis celui-ci mûrit lentement.

Qui nous a semés ? Nos parents, bien sûr, mais pas seulement. Eux-mêmes l’ont fait par un concours fortuit de circonstances : parce qu’ils croyaient qu’il était bon de vivre en couple et d’avoir des enfants, parce que leurs parents les ont eux-mêmes semés avant, etc.

Voilà pour la dimension biologique, cognitive et sociale, qui nous rappelle que nous nous inscrivons dans la continuité de l’évolution de l’humanité, qu’il y a eu un avant et qu’il y aura un après, et que nous ne sommes qu’un brin d’herbe dans l’immensité spatiale et temporelle de l’univers, ce qui invite à l’humilité, mais aussi nous apporte de la paix et de la confiance car nous sommes une partie d’un tout plus grand que nous.

Sur le plan spirituel, maintenant, il est clair que nous sommes semés en permanence. Toute chose qui démarre en nous une réflexion nous sème de nouveau et nous fait grandir, lentement, puis mûrir. Nous sommes semés toute notre vie et nous produisons du fruit toute notre vie, de multiples façons.

Lorsque le fruit est mûr vient la faucille car c’est le temps de la moisson. Ce qu’indique cette métaphore, c’est que tout ce processus de semis, de croissance et de maturation prend son sens dans le don du fruit au monde.

Le monde dans lequel nous vivons a été le sol dans lequel nous avons puisé notre nourriture pour grandir et le soleil qui nous a fait mûrir. Nous nous accomplissons lorsque nos fruits sont séparés de nous pour retourner au monde.

Tout ce processus exprime notre condition divine, à la foi dans sa dimension créatrice, lors de la phase de développement, et dans sa dimension aimante, lorsque nous nous révélons enfants de la grâce en donnant par amour notre fruit au monde, engendrant ainsi de nouvelles créations.

Un point de ce passage me semble également très important : « la semence germe et grandit sans qu’il sache comment. » Dit autrement, la Création est parfaite, nous pouvons lui faire confiance, nous reposer sur elle. Tout ce que nous avons à faire, c’est d’y participer en démarrant des choses et en les achevant. Pour le reste, nous pouvons la laisser travailler pour nous, avec nous, et nous réjouir des surprises et merveilles qu’elle nous offre.

Ainsi, la vie nous apporte des moments difficiles, mais elle porte aussi toujours en elle de belles choses. Notre souffrance nous conduit souvent à ne regarder que les choses désagréables, mais les choses agréables sont là quand même et nous avons la liberté de poser notre regard sur elles.

Le passage que nous venons de voir nous donne un moyen d’accéder à cette liberté : pour voir le beau, il suffit de se demander quels fruits nous pouvons offrir au monde. On prête à Rûmî cette parole : « La blessure est l’endroit par lequel la lumière entre en nous. » Elle nous rappelle qu’il est impossible de savoir si une chose est bonne ou mauvaise, chaque chose est une graine que nous pouvons faire grandir pour porter un fruit à offrir au monde. C’est notre liberté, et non un devoir.

Le passage concernant l’enseignement en paraboles est également très intéressant car il rejoint cette idée de germination, de croissance et de liberté.

Lorsque nous lisons les écritures, nous sommes libres de les laisser semer des idées en nous, quelles que soient ces idées. Il n’y a pas une unique bonne façon de lire les écritures, tout est justement parabole pour que nous puissions exprimer notre condition divine. C’est grâce à cela que les écritures peuvent être source de vie, en nous appelant à créer et à donner en toute liberté.

Seul Dieu est bon

L’histoire du jeune homme riche commence par une réplique cinglante de Jésus « Pourquoi me parle-tu du bon ? Seul Dieu est bon ! ». La perfection n’est clairement pas de ce monde. En fait, la perfection n’existe même pas, c’est une illusion dangereuse, une invention des hommes pour tourmenter leurs semblables.

En fait, même Jésus n’était pas parfait. Ne s’est-il pas fâché contre les marchands du temple ? Quelle maîtrise de soi ! N’a t-il pas fait preuve de racisme à l’égard de la femme cananéenne ? Minable pour un champion de l’amour !

Mais voilà, Jésus a évolué, il a accepté ses erreurs et a appris d’elles, et c’est exactement ce qu’il nous invite à faire quand il nous dit « suis-moi ».

En considérant la vie de Jésus dans sa globalité, on prend aussi conscience d’une chose : finalement, il n’a fait que s’accepter, même dans les moments où c’était difficile pour lui.

Il n’a rien fait d’autre que de donner ce qu’il pouvait quand il le pouvait. Le fait est qu’il pouvait beaucoup, mais il ne nous demande pas d’en faire autant, il ne nous demande que d’être nous-mêmes, pleinement et authentiquement nous-mêmes. Et il ne nous juge pas pour ce que nous sommes : alors même que ses disciples l’ont abandonné au plus fort de la tourmente, lui-même ne les a pas reniés.

Jésus a d’ailleurs dit très clairement à la femme adultère « va, je ne te juge pas ». Et s’il ne nous juge pas, pourquoi nous jugerions-nous ? En nous appelant à le suivre, Jésus nous invite à cesser d’être notre pire ennemi et à nous accepter tels que nous sommes.

Envisagés ainsi, ces épisodes de la vie de Jésus donnent une dimension très concrète à ce que peut signifier le terme de salut par la grâce. Il nous rappelle que nous avons été créés à l’image de Dieu : imparfaits, mais capables de grandir car libérés par la grâce de son amour.

Qu’il te soit fait selon ta foi

Avez-vous remarqué que lorsque des malheureux viennent demander à Jésus de les guérir ou de guérir des proches, après une phase de discussion, Jésus les renvoie en leur disant « va, qu’il te soit fait selon ta foi » ? Dans Jean, on peut également lire « croyez, et vous serez sauvés », ce qui me semble assez proche.

En fait, ce que Jésus soigne chez ces gens, c’est leur âme. Or, nos actes sont déterminés par nos émotions (étymologiquement : qui met en mouvement), celles-ci étant causées par notre interprétation au travers du prisme de nos croyances de ce qui nous advient.

La démarche thérapeutique de Jésus est essentiellement la même que celle des thérapies comportementales et cognitives (TCC) : agissez sur vos croyances, cela transformera vos émotions et vos comportements, vos nouvelles expériences venant ensuite affiner et enrichir vos croyances, et ainsi de suite.

Vous remarquerez que dans les paroles de Jésus, l’action est aussi importante que la foi, que ce soit dans le « va ! » qui précède ses guérisons ou dans le « viens » qu’il dit au jeune homme riche ou aux disciples qu’il appelle.

Cet accent mis sur l’action exprime que la foi n’est pas une chose figée qui pourrait être acquise une bonne fois pour toutes, tranquillement et confortablement. Jésus nous dit que la foi est mouvement, cheminement vers Dieu, et que ce chemin passe par le doute et l’expérience.

Quand Jésus nous dit « croyez et vous serez sauvés », il exprime que la foi nous sauve parce qu’elle nous aide à remettre en question nos certitudes et nos limitations et à oser avancer en femmes et hommes libres sur le chemin de la vie sous le regard de Dieu.

Les religions en question

Nous avons récemment reçu cette question d’une jeune femme et elle mérite qu’on s’y attarde :

« Ces derniers temps, et surtout depuis l’attentat Charlie Hebdo, je n’entend parler qu’en termes de religions… nous sommes dans un pays laïque et je n’entend parler des citoyens français qu’en termes de catholiques… quelle place pour les athées?.. ce n’est pas parce que qu’on ne croit en rien qu’on est rien!!!… je suis très choquée par ce discours étiqueté religieux… Français n’est pas catho…ou musulman ou protestant ou autre chose… c’est laïque non?.. inquiétant ce retour en arrière… »

Tout d’abord, il convient de préciser certains termes, car ils n’ont pas la même signification :

Le mot laïque désigne ce qui est indépendant des organisations religieuses. Dans un état laïque, comme la France, tu as les mêmes droits (et en particulier celui de vivre) quelles que soient tes croyances religieuses. Et même si tu n’en as pas, d’ailleurs. C’est plutôt cool, non ?

Le terme athée désigne lui un type de croyant particulier : celui qui croit que Dieu n’existe pas. Un athée est aussi convaincu de ses croyances que les personnes dites religieuses.

Enfin, le mot agnostique désigne quelqu’un pour qui la notion de Dieu n’a pas de pertinence. Un agnostique considère que Dieu peut exister, ou pas, qu’il n’en sait rien, et au fond s’en fout un peu.

Maintenant, pourquoi entend-on tant de discours religieux en ce moment ? Parce que beaucoup n’ont pas la conscience tranquille, tout simplement, et qu’ils essayent de profiter de l’occasion pour la soulager. Genre : « oui, mais chez nous c’est pas pareil, et pis d’abord, Dieu y dit pas ça, c’est même pas marqué dans notre bouquin. »

Ok, c’est gentil, mais toutes les institutions religieuses sont des réalités humaines et toutes ont du sang sur les mains. On n’a jamais autant tué qu’au nom d’un Dieu prétendument d’amour, et on continue à le faire de nos jours, il suffit d’écouter les informations pour s’en rendre compte.

On entend aussi des trucs du style : « oui, mais là, y a un problème de traduction, faut revenir au texte original en hébreu (ou grec, ou arabe, ou klingon, peu importe) ». Je ne sais pas comment tu prends ça, mais moi j’entend : « t’es un gros nul, tu lis même pas l’hébreu (ou le klingon) ». Sympa cette religion !

De toute façon, quelle que soit la langue, nos textes dits « sacrés » contiennent des histoires de meurtres, de viols, de génocides et autres « douceurs », toutes commises pour faire la volonté de Dieu, évidemment. Ce qui fait que celui qui cherche à justifier sa haine peut légitimement se prévaloir de ces textes à cette fin : comment pourrait-on lui reprocher, puisque c’est bel et bien écrit ?

Oui, mais voilà, ces textes ne contiennent pas que ça. A titre d’illustration, les évangiles racontent entre autres choses l’histoire d’un Dieu qui s’efface devant sa créature pour l’appeler à grandir, à s’accomplir en humanité, à révéler ce Créateur dont il est l’image.

Comme ces textes disent à la fois l’amour et la cruauté, ils posent de façon aiguë la question de notre responsabilité. Nous sommes libres de choisir comment nous les lisons et nous sommes donc responsables de notre choix.

C’est pour cette raison que lorsqu’on se dit croyant, la première question à se poser est : « en quel Dieu est-ce que je crois ? »

C’est aussi pour ça que celui qui imagine trouver des réponses dans un quelconque texte « sacré » ne croit pas en Dieu, il ne croit qu’en ses propres illusions. C’est triste, mais très répandu.

A celui qui les lit honnêtement, les textes « sacrés » ne font que poser des questions, une foule de questions. Et c’est bien là tout leur intérêt !

Car avant toute chose, la foi est questionnement et cheminement permanents.

Donc parler religion pour se justifier, c’est effectivement inquiétant ! Ça interroge sur la santé mentale de l’orateur, rien de moins.

Mais parler religion pour amener la réflexion, le cheminement, l’engagement et la responsabilité, ça ne peut qu’être bénéfique, ça ne peut qu’aider à vivre ensemble, parce que ces valeurs ne sont pas la propriété privée des religions, elles sont en l’humanité entière, quelle que soit la foi ou l’absence de foi.

Les religions doivent être prises pour ce qu’elles sont : des prétextes, des aides, des chemins possibles pour s’accomplir en humanité. Et dans une telle démarche, le « bon » chemin est toujours celui que chacun emprunte, quel qu’il soit.

Journées du Patrimoine 2014

En complément de la traditionnelle visite du temple, les curieux pourront découvrir cette année l’histoire et la pensée protestantes à travers une de ses principales figures, Martin Luther. Au programme : conférence, discussions et film – de quoi satisfaire tous les appétits. Un culte aura également lieu dimanche matin.

La visite du temple est libre de 14h à 18h le samedi et le dimanche. Des paroissiens assureront l’accueil et pourront vous fournir des informations sur l’histoire du temple et sur le protestantisme.

Vous trouverez les lieux et les horaires dans notre rubrique Agenda.

Au plaisir de vous rencontrer !